Maison du Bailli – Manoir de Toulouse-Lautrec

La Maison du Bailli est au coeur du village et est intégrée au nord au remparts . Sa construction remonte pour partie au XII° siècle ( la tour et son pigeonnier à boulin) jusqu’au XV° siècle ( face sud).
Elle appartint à H. de TOULOUSE LAUTREC qui n’y vint jamais mais son souvenir est resté par l’histoire de son apparition à une nonne habitant l’édifice.

Cette Maison du Bailli fut longtemps la propriété de la puissante et riche famille des Dalichoux de Sénégra, barons et seigneurs de B., dont H de Toulouse Lautrec hérita. Ils déléguaient les fonctions de Bailli qui alors occupait cette habitation. Le dernier baron de Sénégra avait procédé à une restauration intérieure au début du XIX° siècle, sans pouvoir en profiter.
Une communauté de 2 religieuses y fut entretenue (fin XIX°) pour faire école aux enfants du village. La bâtisse fut ensuite abandonnée plusieurs décennies.

La partie nord-est de l’édifice est du XII° siècle, la partie sud Renaissance, avec des pierres taillée dans une carrière située à la Cathorre (au pied du Château bas).
Une grande cave voûtée supporte toute la partie la plus ancienne.
Une tour à boulins (ces derniers taillés dans le roc) du XII°siècle se termine dans sa partie supérieure par un pigeonnier (ou colombarium) de plus de 250 alvéoles. Ce pigeonnier est unique en Languedoc par son âge et sa forme.

L’accès aux étages se fait par un escalier à vis (dextrogyre, qui tourne de droite à gauche) en pierres taillées. L’escalier s’arrête avant le colombarium!

Le 1° étage est composé de deux grandes pièces dont une donnant sur la Place de la Meule, puis de deux chambres donnant sur le Bouche par de superbes fenêtres à meneaux. L’une de ces deux chambres aurait reçu l’apparition du peintre H. de Toulouse-Lautrec à la Sœur Justine/Delphine en 1914.

Au deuxième étage, se trouvent deux pièces avec cheminée et niches murales ouvertes par de magnifiques fenêtres Renaissance. En face, face nord, une grande salle d’honneur donnant sur une bibliothèque.
Aux combles, le toit est maintenu par sa charpente d’origine, en poutres de chênes séculaires.
Le toit est couvert de lauzes (pierres / ardoises grossières régionales).

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