Boussagues l’histoire contemporaine

Boussagues commune :

Boussagues, malgré son déclin,  fut érigée en commune à la Révolution. Mais l’étendue de la commune et la difficulté pour les conseillers de se rendre à Boussagues poussa plusieurs villages à faire  sécession, à commencer par St Martin d’Orb en 1844, suivie de Graissessac en 1859 avec St Etienne d’Estréchoux. Plusieurs hameaux ensuite demandèrent carrément le déménagement du siège de la commune. Seuls les habitants de Boussagues, bien sûr, et de Clairac résistaient, mais le maire déclara infondés leurs arguments . Aussi, le 6 novembre 1881, un conseil extraordinaire  se déclarait favorable au transfert du chef lieu à la Tour (plus accessible par tous)  et insistait sur le fait que si l’intégralité du transfert ne pouvait être faite, alors deux communes devraient être décidées! Le 14 janvier suivant, un décret présidentiel ordonna le transfert. Les habitants de Boussagues en  nourrirent une certaine amertume. La légende veut que les archives de la commune furent transférées de Boussagues à La Tour une dimanche après midi pendant les vêpres….

Faits divers: Le fantôme de Toulouse-Lautrec a-t-il bien apparu à Soeur Delphine?

 Le peintre Henri de TOULOUSE LAUTREC MONFA, célèbre peintre du Moulin Rouge à la fin du XIXème siècle, avait reçu de sa marraine  Armandine de Sénégra, le manoir dit Maison du Bailli, édifice remarquable du village avec sa tour ronde.

La mère du peintre entretenait dans ce manoir une petite congrégation de religieuses, chargées de faire l’école aux  enfants du pays et aussi de prier pour l’âme de son fils, à la vie parisienne un peu dissolue…  Le peintre disparut en 1901, mais les sœurs restèrent dans le manoir jusqu’à leur mort. La dernière, Sœur Delphine, eut plusieurs fois en 1914 l’apparition ( ou la visite) d’un homme lui faisant le signe de la soif. Après plusieurs refus, cet homme tordit de rage le balancier de la pendule de la chambre et s’en fut. Le récit et la description de cet homme qu’elle fit au curé du village et aux propriétaires du manoir, rappela étrangement la tenue et l’allure physique caractéristique du peintre qu’elle n’avait pourtant jamais vu ! Le curé du village  confirma l’histoire à la famille et fut, en retour, chargé de nouvelles prières pour l’âme du peintre.

Des années passèrent, jusqu’à ce qu’un horloger examine le balancier et affirme que la force qui avait pu tordre ce balancier dépassait largement celle d’une vieille dame !…