Eglise Notre Dame de la Pitié ou de la Piété

Le village a 2 églises. L’église paroissiale Notre Dame de la Pitié au bas du village est située en bord du ruisseau. Sa nef fut reconstruite en 1520, après avoir été détruite à la suite d’une inondation. Cette nef est d’ailleurs dans une autre axe que le chœur.
Elle de style romane et est fortifiée.

Le chœur est le plus ancien (XII°siècle) de facture romane, En 1450, à la suite d’intempéries, la nef primitive s’effondra.
D’origine romane, elle fut remontée et agrandie en 1520 : l’abbé G. Merle, archiprêtre, lui donna une nouvelle nef, avec contreforts, le clocher et la sacristie.
Cette reconstruction a donné une originalité rare à cette église : la nef est désaxée du chœur de plus d’un mètre. Cet angle pourrait correspondre à l’angle de l’inclinaison du Christ sur la Croix, de même que la porte latérale correspondrait au coup de lance que reçut le Christ sur la croix et enfin, la position de la porte d’entrée, aussi désaxée, figurerait l’emplacement des pieds du Christ toujours sur la croix. Mais ne serait-ce pas simplement que ces dispositions résultent de l’adaptation à la configuration du sol…
L’abside est supportée par des colonnes ou arêtes à soubassements surmontés de chapiteaux à feuillage à crochets, eux-mêmes reposant sur des figures sculptées à forme bizarre et fantasque.
La grande croisée plein cintre, dans le chœur, est entourée de colonnettes romanes à petits chapiteaux sculptés comme les grandes colonnes.
La nef, restaurée en 1520, n’a pas de voûte, et la toiture repose sur des chevrons très resserrés supportant des arceaux très simples. Sous cette nef, existe une crypte comblée de pierres.

Le mobilier religieux remonte au XIX°siècle. A noter un rêtable XVII°siècle en bois doré fort dégradé installé à la gauche de l’entrée.
Les murs et contreforts sont d’appareillages moyens et très solides.
Une des dalles du chœur est sculptée des trois croissants qui figuraient autrefois sur les armoiries de la famille des Dalichoux de Sénégra, famille des barons et seigneurs de Boussagues.

Encastrées dans les murs extérieurs, on distingue deux pierres tumulaires écrites en latin et caractères gothiques abrégés, fort rares, et relatives à deux prêtres décédés au XIII° siècle. Leur texte est semblable : « …O homme que regardes-tu ? Ce que tu es, je l’ai été, ce que je suis, tu les seras… pense à moi et dis un Pater… » . Elles furent dérobées au cimetière en 1838, et sitôt retrouvées, le curé décida de leur encastrer dans les murs de l’église à leur emplacement actuel.

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